.ARTY.STOBART.

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Si t’as envie de me dire le fond de ta pensée : artystobart@gmail.com

Les billets d'humeur

22 oct 2020

J’aurais pas du éluder les études 
errer heureux à la récrée
et sur le quai du R.E.R
A l’arrêt sans l’or & la thune
J’aurais du prendre le car scolaire.

J’aurais pas du commencer la came
depuis je sens que mon quotient décroît,
duper mon conscient
à l’heure des croissants
commotion de beur-èr et de col-al
j’aurais du rester à l’air et à l’eau minérale.

J’aurais pas du croire on ce que l’on dit
louer ma candeur à des quasi-érudits
« télé caddie crédit conso »
comme si on trouvais l’or à l’usine
« casier-résine-cancer »
j’aurais du
faire de mes pensées des avis
et de celui des autres :
des adversaires.

J’aurais pas du  me taire comme un môme découragé
ma main sur les plis durcis de ta paume
où ne battaient plus les toms de ton cœur âgé,
sans mot, j’ai versé cent-milles sanglots
j’aurais du réagir
j’aurais du le crier
Mamie que je t’aimais.

J’aurais pas du pour quelques beaux mots aux airs de bobards
relater ma misère l’allure débonnaire.
j’aurais pas du vés-qui le bonheur,
j’aurais pas du faire celui qui sourit,
j’aurais pas du brusquer ma pudeur,
j’aurais pas du truquer mes faiblesses,
j’aurais pas du brimer l’allégresse,
j’aurais pas du me fier à la parure,
j’aurais pas du nier mon apparence,
j’aurais pas du couler dans la paresse,
j’aurais pas du n’exister qu’en coulisse,
j’aurais pas du mimer la cécité
pour narrer mes soucis
j’aurais pas du parler ainsi,
c’est tout.

Arty Stobart©

06 oct 2020

Faux départ dans la vie : il faut des perdants. Ceux à qui on a dit go, mais qui ne savez pas où naviguer. On se jette dans le grand bain en pensant brasser, mais avant de nager dans des mers d’eau claire, il faut apprendre à boire la tasse dans une mare de merde.

Je recommence. Sans supprimer tout ce qui a déjà été fait, au contraire. Je le laisse en évidence. Et je recommence. Dans le doute, je relirais surement ces lignes, pour me souvenir de ce que j’ai pensé, avant de recommencer. Ce n’était pas que des erreurs, il y en a eu c’est une évidence, mais ce n’est pas pour cela que je recommence.Je recommence car c’est une chance dont on ne profite pas assez, on s’octroie le droit de tout rater, sans jamais oser recommencer. Moi je m’offre un peu d’indulgence, et tanpis si des âmes me trouvent outrancier, je pose ma craie, sans gommer, et je recommence.

Un nouveau dessin, une feuille au dessus du bloc blanc, quelques traits percent par transparence. Il est des ratures qui persistent, perforent la fibre de part-en-part avant d’aller graver la table. Impossible de faire sans, peu à peu il faut apprendre à composer avec, autour, dedans. Un cicatrice comme une faille dans le temps, nul ne peut oublier le mal qu’elle fit, pourtant, elle est nécessaire pour se souvenir des coups qu’on prend. Aujourd’hui, c’est sans douleur. Les « aïe » se sont tut quand la page s’est tournée, la pointe du crayon est taillée et la mine cherche comment témoigner : Elle sait comment coaguler ce sang qui depuis trop longtemps n’a de cesse de couler. La feuille est blanche, et malgré les séquelles dont je parlais, il ne reste plus qu’à encrer ces phrases et ces dessins, ces réussites et ces essais, tout ce que demain je souhaiterais recommencer.

Je recommence par dessus tout, j’empile les expériences tant que ça tient, et si un jour j’arrive au sommet, que l’on me cite au cieux, je recommencerai la vie aussitôt.
Si toi aussi tu pense ainsi, remonte un peu plus haut, et relis.

ArtyStobart

28 sept 2020

Les gens vont et viennent dans le vent des vanités. Et voilà comme il souffle ! Soulevant des vies, souvent les visages dévient, on s’en perd de vue, on s’envoi des messages. 

Certains avis envoûtent, on y perd des amis en route c’est laid. Certains partent sous la voûte céleste. Là, au sol, nous, on tient des listes comme autant de lests à nos voyages dans l’espace. Ci gisent inscrits tous ceux partis triste au nord, aux portes du Mordor. Ils ont pris le partie de la fuite et moi depuis j’n’ai plus la suite. 

Deux ou trois cartes postales, et l’écart s’installe. te voir seule sur la Côte d’Or : une douleur intercostale. Je reste cool, je sais que l’on se recroisera surement sur une croisière Costa…Mais personne n’avouera qu’il est voué à sombrer sans la bouée de son bras.

Assis sur les sièges en osier mou, on causait dur. Prétendant connaître les pièges que nous tendraient les fous. On ignorait qu’une fois debout, on nous enlèverais nos chaises. Contraint d’avancer sans dossier, je ne  peux plus compter, es crampes que je me suis pris à essayer de ne me mettre personne à dos. 

Des amis d’antan, je n’entend qu’un écho. leurs voix tentent de percer le continuum espace temps, malheureusement seuls des cris de souffrance remontent à la surface. je n’ai que trente ans mais déjà des amis se sont éteint lorsque je retrouve mes photos de classes. 

Unis pour l’éternité. Comme pour être deux à mieux nier l’erreur avouée. L’annulaire exsangue nous enjoins à laisser à nouveau le sang circuler. Les mains enlacées se délient, les corps délassés se rhabillent, les draps se délitent aussitôt l’on en à fini de s’embrasser. 

Lorsque l’on se sait seul, que l’on espère plus personne pour pleurer son linceul, on peut doucement commencer à vivre pour soi. 

je dédie ce texte à tout ceux qui ne le liront pas.

ArtyStobart ©

19 sept 2020

Vous devriez prendre le temps

Vous devriez prendre le temps […] Allez-y, prenez le je vous en prie.

Prenez le temps d’aller parcourir les plaines,
écouter le bruit que fait le vent quand il érode les plaintes collées à vos tympans.
Vous qui pensiez que la coupe était pleine.

Vous qui pensiez que la vie était vaine.
Allez dévaler les collines.
Avalez les kilomètres. 

Et, il n’est question d’aucun crime ici.
La morale est sauve, je rassure l’hémicycle.
Sachez que les réponses que vous cherchez se tapissent dans le mistral.
Ne l’entendez vous pas souffler à vos oreilles distraites ?

Des bâtiments poussent et cimentent les cimes.
Ces logis sensés bouster vos estimes vous ont minés.
Les volets baissés en ont fini de rouler,
A quoi bon garder la vue si l’horizon décline.
Etes vous prêt à garder vos paupières enclumes ? 

Lorsque vous vous  confierez, allez vous nier avoir molesté la Terre à coup de bitume?
Sachez que nul n’arnaque la nature éternellement !
Elle n’est pas dupe devant vos propos élogieux.
Sous le Tarmac les racines continuent de pousser en pensant :
que L’Homme désire aller dans l’espace pour enlacer les cieux…
Parce-qu’il parle déjà de la Nature, à titre posthume.

Ne voyez pas ça comme du dédain,
il fallait juste que j’éructe.
Dans ce dédale de rues j’essaie de détaler, errant, vers d’autre contré.
Rencontrer les autochtones,
vous ne me verrez pas tenté l’octogone,

Liberté : Ôte ta gaine.
Faites le mur après l’avoir tagué,
et mettez vous au vert,
devant un bon repas et une bouteille de rouge
à partager.

Suivez ceux qui savent !
C’est souvent que les sages l’ont bavé
alors salivons devant le message qu’ils ont mitonné,
en espérant qu’ils ais écrit avec des pâtes alphabet.
ainsi on sera plus sur de piger.

Prenez le temps d’avaler.

ArtyStobart ©