DU CIEL AU SOL

Quel est ce sol incertain ? Souillé par mes pas, mouillé par les sots dont l’eau de la salive à réussie à essorer les ruisseaux de l’espoir. Seul dans cette averse de teintes, sans tente, trempé par l’essaim de doutes-gouttes. Je tremble de toute part. 
C’est dans un regain « d’y-croire », que je m’empare d’un crayon de couleur, et dans un rayon de lumière je repeind les remparts du chateau noir que je craignais il y à encore quelques heures. 
Pour apaiser mon aigreur, j’ai choisi de me servir d’un marqueur. Ce fut longtemps mon seul outil pour éviter de sombrer, aussi   foncé l’encre soit-elle.

Vous remarquez que lorsque l’on subit , même les arcs en ciel ont tendence à nous souler. 
Mais aussitôt que l’on sourit, le nacre de nos dents se nimbe de milles nuées.
Et même dans la plus sombre de vos nuits.
Qu’importe combien la vie vous fait plier les genoux ; plissez les yeux et regardez les étoiles briller.